Du XVIIIème siècle à nos jours, découvrez la saga familiale des Chaumeil, de père en fils ! 
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Bon voyage à travers les siècles !

Jean Chaumeil, notre plus lointain ancêtre identifié

De cet aïeul, je ne sais pas grand chose, si ce n’est qu’il vivait au village de Mamon, à Saint Pardoux L’Ortigier, en Corrèze, au 18è siècle.

Dans les années 1730 environ, il a épousé Anne Delbos. Selon son acte de décès du 22 février 1786, à St Pardoux l’Ortigier, Anne avait 72 ans environ. Elle serait donc née vers 1714 mais n’ayant pas encore le nom de ses parents, je ne préfère pas m’aventurer au delà pour l’instant.

Jean et Anne ont eu au moins 4 enfants : Anne, Pierre, Léonard et un autre Pierre.

Anne est née le 10 septembre 1735, au village de Mamon. Son parrain était Etienne Chaumeil, et sa marraine, demoiselle Anne Verlhiac. J’ai découvert son existence car elle est la marraine d’un de ses frères, mais je n’ai pas trouvé plus d’informations sur elle.

Pierre, le second enfant du couple, m’a donné du fil à retordre. Je l’ai d’abord pris pour mon ancêtre, puisqu’il avait le même prénom, et surtout, que sa femme portait le même nom de famille que mon ancêtre. Mais non, ce n’était pas lui. Car les deux frères portant les mêmes noms et prénoms, ont épousé deux sœurs ! Je vois d’ailleurs très souvent cette erreur sur Geneanet. Beaucoup prennent ce Pierre pour le suivant…
Bref, ce Pierre là est né vers 1740. Vers l’âge de 37 ans, le 17 juin 1777, il épouse Marie David (1756-1816). Ensemble, ils auront au moins 4 enfants : Anne (1782-1811), Marie en 1785, Pierre en 1789, et Léonard pour qui je n’ai aucune info. Je sais seulement qu’il est présent au décès de sa mère.
Pierre décède le 28 novembre 1800 à Saint Pardoux l’Ortigier, à l’âge d’environ 60 ans.

Léonard nait le 16 janvier 1742. Il épouse Pétronille Cramier à l’âge de 25 ans. Ils ont eu 3 enfants : Etienne en 1769, décédé à l’âge d’un mois ; Pierre en 1770, décédé le jour même ; et Anne en 1772.
Léonard décède le 25 avril 1772 à l’âge de 30 ans.

Pierre, leur dernier enfant, est mon aïeul direct. Continuons son histoire ci-dessous.

Pierre, dans les affres de la Révolution Française

Pierre est né le 1er mars 1750, au village de Mamon, à Saint-Pardoux l’Ortigier, en Corrèze.
Le 14 juillet 1780, à l’âge de 30 ans, il épouse Françoise David, la sœur de sa belle-sœur (!)
Son père est alors décédé mais sa mère vit encore. Les époux s’installent au village de Vernéjoux, à St Pardoux. Ils auront 4 enfants ensemble :

Pierre qui est né le 10 février 1785. A 29 ans, le 03 octobre 1814, il épouse Anne Delaut à Perpezac Le Noir. Ensuite, je perds complètement leur trace.

Leur second enfant, Antoine, ne vit que 18 jours. Il nait le 09 février 1786 et décède le 27.

Puis, le 03 mars 1787, nait Marie, la première fille du couple. A 29 ans, le 1er juillet 1816, elle épouse Léonard Geneste, métayer à Perpezac Le Noir. Ils auront au moins 3 enfants : Léonard en 1817, Anne en 1821 et Jean en 1828. Marie décède le 29 juin 1831 à seulement 44 ans.

François, mon aïeul et leur dernier enfant, nait le 13 mars 1790. Je vous raconte son histoire dans le paragraphe suivant.

Pierre (père) est probablement décédé en 1791, car François, son dernier enfant, est né en 1790 et le 19 avril 1792, sa femme Françoise se remarie. Malheureusement, cette année est manquante dans les archives de St Pardoux L’Ortigier, et je ne peux pas confirmer mon hypothèse.
Quant à Françoise, elle vit à Perpezac Le Noir, lors du mariage de son fils aîné Pierre, en 1814. Je n’ai pas non plus trouvé son acte de décès.

François, de St Pardoux l'Ortigier à Perpezac Le Noir

François est né le 13 mars 1790, au village de Vernéjoux, à Saint-Pardoux l’Ortigier. Dernier de la fratrie, il vit à Chareille, dans la commune de Perpezac-Le-Noir, où s’est installée sa mère, Françoise.

Il y devient cultivateur puis, à 24 ans, le 20 novembre 1814, il épouse Marguerite Coudert qui n’a que 15 ans. 

Ils emménagent chez les parents de Marguerite à Maison-Blanche, où ils sont cultivateurs. Ils possèdent une maison, avec une cour et un four, sept parcelles de terre pour un total d’environ 3, 1924 hectares ; deux parcelles de bruyère ; quatre châtaigneraies ; trois parcelles de pré et une parcelle de taillis. (srce : cadastre des archives départementales de Corrèze).


François et Marguerite vont donner naissance à 7 enfants :    

Simon nait le 13 décembre 1817, mais il décède le 29 septembre 1828 à seulement 11 ans. 

Leur second enfant, Jean, nait le 15 février 1820. Puis, à l’âge de 18 ans, le 26 mai 1838, il épouse Marie David. Ils auront un fils, Jean, qui naitra le 11 juin 1840. 

La veille de Noël 1822, une petite Anne vient au monde à son tour. A 23 ans, le 29 mai 1845, elle épouse Jean-Baptiste Sageau, qui a 14 ans de plus qu’elle. Ils auront deux enfants, Anne en 1846 et Guillaume en 1848. Elle décède seulement 5 mois après la naissance de ce dernier, le 13 mars 1849, à 27 ans.

Jean, mon aïeul, nait le 08 février 1826 (voir son histoire ci-après). 

Léonarde nait vers 1827, mais décède le 26 avril 1838, à seulement 11 ans. 

Jean nait le 25 mars 1832.

Marie, la petite dernière, nait le 19 août 1834.

Le 1er mai 1835, François, 45 ans, se rend chez le notaire. Il est malade et vient faire son testament, en cas de décès. Bien lui en a prit car il est mort 3 jours plus tard, le 04 mai 1835.

Dans ce testament, nous apprenons qu’il lègue, par principut* le quart de ses biens meubles et immeubles à son fils aîné, Jean. Ce lègue sera grevé de l’usufruit de ces biens, qui revient à sa femme, Marguerite Coudert. Cet acte est passé devant témoins : François Peyssonerie (un voisin) ; Jean Poncharard ; Jean Laporte et Jean-Baptiste Clauzade (le maire de Perpezac).

 

Au moment de sa mort, sa femme et lui ont six enfants vivants. 

  • Jean, 15 ans, est le bénéficiaire du testament
  • Anne, 13 ans
  • Jean, 9 ans (mon aïeul)
  • Léonarde, dite Anne, 6 ans
  • Jean, 3 ans
  • Marie, 9 mois

Outre le fait que Marguerite se retrouve seule à 36 ans, avec 6 enfants mineurs, cette famille va encore connaître bien des drames :
– 
En 1838, Jean, le fils aîné, se marie avec Marie David. Sa petite sœur Léonarde, décède le 26 avril de la même année.
– Le 24 juin 1841, Marguerite se remarie avec Guillaume Spioussas, veuf également, qui a au moins une fille, Françoise, de 4 ans.
– Lors de l’année 1843, la famille est frappée par une série de deuils. En seulement un mois, quatre personnes décèdent (de maladie, peut-être ?) :

  • Jean, le fils aîné, le 10 mai à l’âge de 23 ans.
  • Son fils, Jean, le 07 juin. Il n’a que 3 ans.
  • Puis c’est le tour de son petit frère, Jean (le plus jeune), âgé de 12 ans
  • Et la petite Françoise Spioussas, 6 ans

La famille est désormais réduite à Marguerite Coudert, Guillaume Spioussas, Anne (21 ans), Jean – mon aïeul (17 ans), et Marie (9 ans).

Le 05 décembre 1849, Marguerite s’éteint à l’âge de 50 ans. 

Je ne sais pas ce qu’il est advenu de la petite dernière, Marie. Je n’ai pas trouvé de décès à Perpezac. Donc, soit elle est partie vivre ailleurs, soit elle est décédée après 1902.

Notes :
* par principut : Le préciput est, en droit civil, un avantage accordé à un héritier. Le terme provient du latin præcipuum : « qui doit être fourni avant tout autre chose ».

 

Jean, cultivateur du XIXème siècle

Né le 21 février 1826 au village de Maison Blanche, à Perpezac Le Noir, il est le 4è de la fratrie, et le seul sur 7 enfants, à vivre relativement vieux.

En 1853, il est cultivateur au village de Chareille à Perpezac Le Noir quand, le 23 novembre, il épouse Léonarde Peuch, qui est sa petite cousine (leur grands-mères respectives sont les sœurs fâchées).
Il a 27 ans et Léonarde 35. Elle est veuve depuis 10 mois, enceinte de 6 mois, et déjà mère de 4 enfants : Elizabeth (14 ans), Marie (11 ans), Jean (8 ans) et Jean (4 ans).

Lors du mariage, Jean apporte la somme de mille francs, léguée par son parrain, Jean Bigeardel, des fourrages, des instruments d’agriculture et d’autres objets évalués à deux mille francs.

Ensemble, Jean et Léonarde auront deux enfants de plus, Jean, en 1854 donc, et Marie en 1857, qui ne vivra que 3 semaines. Entre la naissance de son fils en 1854 et celle de sa fille 3 ans plus tard, il est passé de « cultivateur » à « propriétaire », ce qui signifie qu’il a acquis des terres.

En 1876, son fils épouse Marie-Louise Buge. Le contrat de mariage nous apprend que le jeune couple s’installe chez eux, dans leur maison de Chareille. Jean s’engage a donner 500 francs chaque année à son fils ou à défaut, la moitié de sa propriété.

Il aura la joie de connaître deux de ses petits-enfants : Joseph, qui nait en 1880 et Elie en 1887.

Il décède le 22 décembre 1890, à l’âge de 64 ans. Sa femme Léonarde le suivra dans la tombe sept mois plus tard, le 17 juin 1891.

 

La maison familliale de Chareilles aujourd’hui.

Jean, du second Empire à la Grande Guerre
Jean nait le 23 février 1854 au village de Chareilles. Il grandit dans la ferme de ses parents, entouré de ses 2 demi-sœurs, Elizabeth et Marie ainsi que de ses 2 demi-frères, Jean et Jean…

Dans tous les documents administratifs que j’ai trouvé (naissance, mariage et décès) et de mémoire familiale, cet aïeul se nommait Jean, excepté dans un acte de cession le concernant lui et ses demi-frères et sœurs, où il est nommé Louis. Il est possible que ce fût son nom d’usage mais il n’apparait nul par ailleurs.

Le 27 juin 1876, Jean épouse Marie-Louise Buge. Il est alors cultivateur et en 1879, il devient également conseiller municipal.

Marie-Louise et lui auront 6 enfants :

Joseph, l’aîné, est mon arrière grand-père. (Je vous parle de lui dans le prochain paragraphe).

 

Elie leur second fils, nait le 29 décembre 1887. A 24 ans, le 09 février 1911, il épouse Marie-Rose Peuch. Lorsque la première guerre mondiale éclate, il est mobilisé dès le 03 août 1914, au 126è Régiment d’Infanterie. Sa fille Elise n’a alors que quelques mois. Le 04 février 1917, il est nommé Sergent-Fourrier (aux ordres du sergent-major, le fourrier tenait toutes les écritures de la compagnie, à l’exception des punitions et du livret ordinaire). Il obtient la Croix de Guerre et la « fourragère aux couleurs rubans » pour s’être « distingué lors d’un service de liaison rendu très difficile et très périlleux par un bombardement intense ». Il est démobilisé le 09 mars 1919. En 1934, sa fille unique, Elise, décède prématurément à l’âge de 20 ans. Lui décède le 04 juin 1939, à la veille de la seconde guerre mondiale.

Maurice nait le 02 janvier 1893. De la classe 1913, il fait son service en Algérie et intègre le 1er régiment de zouaves en décembre 1913. Placé en service auxiliaire par décision de la commission de réforme pour asthme, emphysème et bronchite le 24 septembre 1915, il passe au 19è escadron de train le 11 décembre 1916. Il décède le 15 janvier 1919 à Bastogne en Belgique, mort pour la France des suites de maladie contractée en service. Sa mère cherchera longtemps son corps afin de le rapatrier pour l’enterrer dans le cimetière de Perpezac où il repose toujours aujourd’hui. (Lettre d’un militaire à Mme Chaumeil, à propos du corps de Maurice)

Marie-Louise nait le 06 mai 1897. A 17 ans, le 26 juin 1914, elle épouse Auguste Peuch. Ils auront deux enfants, Lucie en 1920 (ci-dessous) et Louis en 1931.
Petite anecdote à son sujet : lors d’une quête à la messe pour les séminaires, elle s’est levée, s’est mise au milieu de l’allée centrale et a annoncé avec emphase : « Donnez au séminaire pour faire des notaires ! » Cette pique visait un cousin de la famille, Joseph Mazubert, devenu notaire à Vigeois après ses études au Séminaire).

 

 

Amédée nait le 24 janvier 1900. Le 21 avril 1927 il épouse Amélie Brousse. Militaire de carrière pendant 15 ans, on l’appelait par son grade, « l’adjudant ».
Il devient par la suite marchand de vin, mais le surnom lui est resté. Amélie et lui auront deux filles : Andrée, en 1928 et Hélène en 1935. Amélie est restée, dans la mémoire de ses neveux, comme « La tante Amélie cette vieille chipie ! »

 

Marthe la petite dernière, nait le 02 mars 1903.
Elle a 23 ans d’écart avec Joseph, l’aîné de la famille !
Le 1er janvier 1921, elle épouse Joseph Regnier. Ils auront deux fils, Paul en 1923 et Maurice. (Photo ci-contre, le couple avec leur fils, Maurice)
Paul décède en 1945 dans un accident de train qui ramenait des soldats. Plusieurs soldats, originaires comme lui de Perpezac, s’étaient rassemblés dans le même wagon, et décèdent également ce jour-là.

Les 3 derniers enfants de mon aïeul Jean n’ont que 11, 14 et 17 ans lorsqu’il décède le 16 novembre 1914, de maladie. D’après son oraison, il était en rémission de sa maladie pendant l’été, mais la déclaration de la guerre et le départ de ses fils et de son gendre l’ont affaiblit et permit à la maladie de reprendre le dessus. Ses fils aînés, mobilisés sur le front, n’auront pas pu lui rendre un dernier hommage.
Après sa mort, sa femme Marie-Louise reste vivre avec leur fils, Elie, qui a reprit la ferme familial.

Ci-dessous, l’oraison de son ami, Auguste Fronty. (Cliquez sur l’image pour la voir en grand)

 

Joseph, de Chareilles à Lornac, la maison familiale

Joseph nait le 07 avril 1880 dans la maison de ses parents, à Chareilles. Son parrain est son grand-père maternel, Joseph Buge et sa marraine sa grand-mère paternelle, Léonarde Peuch. Jusqu’à l’âge de 7 ans, il reste fils unique, puis nait son frère Elie.
En 1 an et demi, il va perdre ses grands-parents : sa grand-mère maternelle décède en 1889, l’année d’après c’est au tour de sa grand-mère paternelle, puis son grand-père paternelle 6 mois plus tard.


A 25 ans, le 25 février 1905, il épouse Jeanne Juge, du village de Lornac. Joseph est alors agriculteur et les jeunes époux vont s’établir chez les parents de Jeanne. Cette dernière étant fille unique, ses parents hypothèquent tous leurs biens et immeubles en faveur de leur gendre, selon un contrat de mariage très précis ! Deux ans plus tard, le 11 janvier 1907, nait leur fils aîné, René, mon grand-père. Ils auront un second enfant, une petite Irène, 11 ans plus tard.

 

Lors de la déclaration de la première guerre mondiale, Joseph, âgé de 34 ans, est mobilisé au 11è régiment d’infanterie (RI). Il aura la chance d’être blessé à la main le 16 février 1915, ce qui lui permettra d’être définitivement réformé pour incapacité fonctionnelle le 14 janvier 1916, et de rentrer dans son foyer.

Le 29 novembre 1920, la propriété voisine, appartenant aux frères Valade, est mise en vente et Joseph s’en porte acquéreur. C’est là que s’installe toute la famille : les époux, les beaux-parents et les enfants, ainsi que 3 domestiques.

Joseph était agriculteur et marchand de bestiaux. Il portait une grande blouse bleue, pleine de poches, et un grand chapeau noir. Ils étaient une quinzaine de marchands en Corrèze et c’est eux qui fixaient les dates des marchés. Ils louaient un train entier pour transporter leurs bêtes ! Chaque marchand avait une marque pour reconnaître celles qu’il achetait, et pour Joseph, c’était 2 coups de ciseaux en V au-dessus de l’œil.

En 1934, leur fils René épouse Marie Bretagnolle et le jeune ménage vient s’ajouter à la famille, suivit l’année d’après par leur fils, Yves qui nait le 15 septembre. Quatre générations vivent donc sous le même toit ! Deux autres enfants naitront par la suite : mon père, Marc en 1941 et Eliane, le 1er janvier 1943.

Joseph s’éteindra, usé, à seulement 65 ans, le 23 juin 1945. Sa femme, Marie, décédera 22 ans plus tard, le 03 novembre 1967.

 

René, le XXè siècle et les innovations technologiques
Mon grand-père, René Chaumeil, est né le 11 janvier 1907, dans la maison de ses grands-parents maternels, à Lornac. La famille était composée à ce moment-là de Léonard Juge et sa femme Marie Mazubert, cultivateurs-propriétaires ; de leur fille Marie, et leur gendre Joseph, cultivateurs ; et enfin de Pierre Mazubert, frère de Marie, cultivateur pour son beau-frère. La famille s’agrandie le 24 septembre 1917, avec l’arrivée d’une petite fille, Irène.

A la fin de la 1ère guerre mondiale, René part en pension au collège d’Uzerche où il obtient son Brevet supérieur. Il prit ensuite des cours par correspondance auprès de l’école nationale d’agriculture, sur les soins de base aux animaux. Il achetait des médicaments auprès du laboratoire « Adrien Sassin » à Orléans et faisait office de vétérinaire auprès de ses voisins.

En 1927, il fait son service militaire dans le 1er régiment d’aérostation, à Versailles. Arrivé le 10 mai comme soldat de 2è classe, il est nommé caporal 6 mois plus tard. Il en revint avec un certificat de bonne conduite.

Le 11 août 1934, il épouse Marie Bretagnolle, originaire de St Jal, à quelques km de Perpezac.
Le couple d’installe chez les parents de René, dans la maison familliale de Lornac.

Le 15 septembre 1935, Marie met au monde leur fils aîné, Yves.

Malheureusement, à peine 4 ans plus tard, la seconde guerre mondiale éclate et le 02 septembre 1939, René est mobilisé et affecté à la 285è Compagnie d’Aérostiers. Il est nommé Caporal chef le 05 avril 1940.
Mais cette drôle de guerre ne s’éternise pas pour les soldats français et le 22 juin, l’armistice est signée par Pétain à Rethondes. Le 23 août, René, démobilisé, est renvoyé dans son foyer.

Le 12 juin 1941 naît son second fils, Marc, mon papa, suivit 18 mois plus tard, par sa sœur, Eliane.

René était agriculteur et négociant en bestiaux. Il avait deux ouvriers agricoles à temps complet pour travailler sur la propriété. Il y élevait principalement des moutons et des porcs mais aussi des vaches et des bœufs de travaille, qu’il revendait sur les foires.
La principale difficulté à cette époque dans les élevages, était l’approvisionnement en eau pour abreuver les bêtes, alors, à la fin des années 40, René fait installer une motopompe et des abreuvoirs automatiques dans toutes les étables, ce qui change complètement la vie de sa famille, et en particulier celui de sa femme, Marie !
Les progrès technologiques de ce début du XXème siècle révolutionnèrent la vie des gens et le travail des paysans. Voici l’arrivée de quelques dans la vie de mes grands-parents :

– L’électricité est l’innovation la plus importante innovation de ce début de siècle, et dont découlera l’invention de nombreuses autres. Elle arriva à Lornac juste avant la guerre, à la fin des années 30. (D’autres régions, comme la Bretagne, durent attendre encore une quinzaine d’années pour en bénéficier).

– L’arrivée des premières voitures : René a d’abord acheté d’occasion une Renault KZ vert bouteille, vers 1937. Magnifique et très performante, elle rivalisait de vitesse avec la Ford Vedette 6 cylindres de Tonton Chaussures ! (Surnom donné à Jean Aupetit, beau-frère de René, vendeur de chaussures à Limoges).
Après des années de bons et loyaux services comme voiture familiale, elle a été transformé en bétaillère !!!
René s’en servait pour transporter cochons et moutons, avant qu’il n’investisse, vers 1955, dans une véritable bétaillère « Latil », dont les dimensions lui permettait également le transport des vaches.

A ce moment là, la KZ a été revendu à Mme Geneste de Perpezac, qui s’en servait de camion-magasin ambulant pour et faisait la tournée des villages environnants.
(Ci-contre, Marc, Eliane et leurs cousins, devant la bétaillère Latil !)

 

La voiture familiale suivante fut, vers 1960, une 4L flambant neuve, très confortable ! Un peu juste cependant pour transporter la tonne de noix que René allait vendre à Objat toutes les semaines !

Puis en 1966, leur fils Marc, qui travaillait chez Renault, leur offrir une Frégate amirale noire !
Et celle-ci n’avait aucune difficulté à tracter la remorque contenant les 2 tonnes des fameuses noix !

 

 

 

– Le téléphone : c’est peut-être difficile à croire à notre époque, mais personne ne voulait du téléphone au début, car c’était un téléphone publique ! René, lui, n’y a vu aucun inconvénient et a fait installer sur le mur de sa maison, le panneau « Ici, téléphone publique ! »
Les gens venaient quand ils voulaient, mais à l’époque, on ne s’en servait que pour des appel important, le médecin, le vétérinaire… Ce n’était pas pour discuter ! Une petite boite contenant de la monnaie permettait aux personnes de faire l’appoint pour payer leur appel, dont le coût était fixe alors. Les téléphones privés arrivèrent seulement dans les années 60, et au compte goutte.

– Les tracteurs : René acheta son premier tracteur seulement en 1957. Pourquoi si tard ? Tout simplement parce que son père Joseph et lui-même, élevaient et vendaient des animaux de traits. Acheter un tracteur, était aller à l’encontre de leurs intérêts.
Ce fut également le premier du village de Lornac. Un Bulldog 1616 de la marque allemande Lanz. Réputés increvables, ils l’étaient bel et bien puisque ce tracteur est toujours à Lornac, attendant qu’une bonne âme le remette en état pour repartir de plus belle !

 

Mon grand-père, « Pépé », eut la joie de connaitre ses 10 petits enfants !
Pierre, Marie-France, Agnès, Pascale, Marie-Pierre et Chantal, Valérie, moi, Philippe et Olivier.
Il s’éteignit le 19 mars 1995, à l’âge de 88 ans. Ma grand-mère, « Mamie de Lornac », lui survécut 6 ans et s’éteignit à son tour le 23 aôut 2001, à 87 ans.

 

Chaumeil : origine et répartition du nom en France

Notre nom vient de la base pré-latine Kalm– qui évoque une étendue plate ; reprise dans le latin médiéval calma (petit domaine inculte, bruyère, chaumes.)

Echantillonage patrynomique : Caux, Decaux, Lacaux, Lascaux (Las Caums), Caumeil  ; Chaud (Chaum), Lachaud ; Chal, Lachal ; Lacam, Lacan, Malacamp ;  Laschamps ; Calette, Calmels, Calméjane (lande du milieu) ; Lachaume (La Chauma), Chaumet, Chaumette, Chaumeton, Chaumeil, Chaumergue ; les composés Chaumont, Longechaud, Planechaud, Chaumerlhac.

srce : Livre Les noms de famille en Limousin, d’Yves Lalande, Ed La Geste.

 

En cliquant sur les images ci-dessous, vous pourrez découvrir le nombre de naissance en France portant le nom Chaumeil, 

Répartition des Chaumeil en France         

 

Retrouvez l’intégralité de l’arbre de la famille Chaumeil sur mon arbre Geneaneat : 

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